GRAFF-IK’ART : NOUS NE FERONS PLUS LES MEMES ERREURS!



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FEDEVO

Créée en septembre 2010 par des acteurs de terrain, la Fédération Vaudaise du Hip- Hop et des Cultures Urbaines dite « FEDEVO » est une structure spécialisée dans la culture Hip-Hop. Depuis sa création, elle accompagne des artistes issus des cultures urbaines avec le soutien d’institutions publiques et privées de référence et s’inscrit comme une structure d’intérêt général dans le domaine culturel. La fédération rassemble des artistes (rappeurs, danseurs, DJ, graffeurs, beatmakers, skateurs…), des spécialistes, des associations et des entrepreneurs. La plupart d’entre eux œuvrent pour et par les cultures urbaines depuis plusieurs années, sans pour autant être reconnus dans leurs démarches et leurs compétences.

La force de la FEDEVO, c’est plus d’une soixantaine d’événements culturels organisés depuis 2010, allant de la simple fête de quartier (Block Party) à un festival avec des partenaires multiples dans divers domaines. C’est aussi plus de 450 jeunes adhérents âgés de 9 à 30 ans issus de Vaulx-en-Velin et de toute l’agglomération lyonnaise, plus d’une centaine de bénévoles, une soixantaine de stagiaires venant des collèges, lycées et universités de la région et un réseau d’une quinzaine d’associations affiliées et spécialisées dans les pratiques artistiques urbaines et l’événementiel. Plus qu’une organisation, FEDEVO est un réseau de passionnés qui pratiquent leur art sur le terrain loin des clichés et des préjugés. Notre petite structure portée par des fondateurs bénévoles, des salariés en contrats aidés et des stagiaires s’organise et se forme pour mettre en place des événements de qualité.

L’objectif de l’association est de développer et accompagner le réseau associatif issu des cultures urbaines en Rhône-Alpes afin de mutualiser les compétences et de mettre en place des événements interculturels et fédérateurs pour tous les publics.

L’ambition de FEDEVO est de permettre à de jeunes talents d’acquérir plus de visibilité et de travailler ensemble, pour que leurs actions et leurs idées soient légitimées et valorisées. En favorisant la transmission et la formation par le partage, FEDEVO veut développer l’art de la culture urbaine.


LES OBJECTIFS ET ACTIONS DE FEDEVO

Pour remplir ces missions, FEDEVO a développé son organisation et se compose de 4 pôles spécialisés.

Pôle socioculturel qui planifie la mise en place de projets artistiques et des manifestations culturelles ayant un but lié à un lien social et développe l’accompagnement artistique en passant par la formation (BPJEPS animation socioculturelle). FEDEVO travaille en partenariat avec les institutions, les associations ou les structures publiques et à destination d’un jeune public sensible et prioritaire.

Pôle socioéducatif qui favorise la création, l’éducation, la transmission et la formation artistique dans un cadre scolaire, périscolaire (URBAN SCHOOL) ou en partenariat avec des organismes de formation agréés à destination d’un jeune public (10-25 ans).

Pôle relations extérieures/communication qui concerne les échanges culturels des opérations ou actions visant à valoriser le réseau de FEDEVO au niveau des partenariats, mais aussi les événements ou faits médiatiques visant à augmenter la visibilité de la structure et à démontrer son efficacité sur le terrain dans le domaine des cultures urbaines.

Pôle événementiel qui représente le cœur même de la fédération. Il concerne l’ensemble des festivals, biennales, tournées, battles, concerts, showcases, expositions et promotion, qui permettent aux artistes d’évoluer dans leur art. Son but est de démocratiser les disciplines issues des cultures urbaines.


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DROIT DE REPONSE

En réponse à l’article polémique de Lyon Capitale intitulé  » Pourquoi les Stars du Graffiti ne veulent pas revenir à Lyon « , FEDEVO souhaite apporter quelques précisions.

De nombreuses collaborations avec des artistes tant nationaux qu’internationaux spécialisés dans le graffiti et le Street Art ont favorisé les rencontres, les échanges et les partages entre les différents publics. Après les succès de la Biennale d’Art Contemporain, de la vente aux enchères Aguttes de la première édition de Graff-ik’Art, FEDEVO décide en 2013 d’organiser la deuxième édition de Graff-ik’Art. Un projet de festival d’envergure internationale grâce à sa programmation artistique mise en place par le pôle évènementiel. Lors de cette édition nous avions décidé de mettre en avant la dimension créative et spontanée qu’apportent les esthétiques du Street Art à l’Art Contemporain. Pour cela, nous avons choisi des artistes connus pour leur originalité, leur créativité et leur style à part entière. Toujours dans cette volonté de démocratiser le Graffiti et le Street Art et de lutter contre les discriminations, nous voulions parcourir ces disciplines dans le fond et la forme. A travers des ateliers artistiques pédagogiques en intérieur ou in situ nous voulons entretenir une relation de proximité avec le public. L’atelier Graffiti est une animation de plus en plus demandée car elle est très actuelle et tout le monde est attiré par ce formidable et mystérieux outil qu’est la bombe de peinture.

Aujourd’hui les Street-Artistes s’exposent dans les galeries, les musées et les ventes aux enchères.

Notre résidence d’artistes internationaux in Situ, située sur l’Esplanade de l’Auditorium de la Part Dieu, consistait à installer des ateliers ouverts au public, afin de permettre aux initiés et néophytes de découvrir les différentes techniques de peinture à la bombe. Les graffeurs devaient initialement réaliser des œuvres sur toile pour conserver une trace de cet art éphémère.

Au sein du GRAFF’N’VILLAGE, les artistes devaient peindre au contact du public pendant trois jours. Il avait été convenu que FEDEVO conserve les toiles pour les présenter lors de prochaines expositions itinérantes.

En tant que structure spécialisée dans la transmission et non dans le divertissement, nous n’avons pas invité « des stars » mais des pionniers et des légendes de la Culture Hip-hop pour qu’ils viennent transmettre les bases du Graffiti aux lyonnais.

Nous n’avions pas établi de contrat avec ces artistes, qui pour certains avaient déjà participé à nos côtés à la Biennale d’Art Contemporain de 2011 puis à la première édition du festival en 2012.

L’organisation d’évènements culturels dans les arts graphiques urbains réside dans la capacité à produire des évènements de qualité avec très peu de retombées financières. Il est alors important de solliciter l’appui des institutions, de sponsors, de partenaires privés et associatifs et une grande part d’autofinancement pour respecter un budget limité.

La détermination des équipes de bénévoles et d’artistes investis dans le projet pour permettre l’existence ce genre d’évènement nous encourage à relever le défi. Proposer un festival annuel spécialisé dans les arts graphiques urbains peut servir de vitrine à tous ces artistes talentueux vivant en marge du milieu de l’Art Contemporain.

A cette occasion, nous en profitons pour remercier tous les artistes locaux, nationaux et internationaux nous ayant soutenus depuis le début de l’aventure, ainsi que tous les partenaires médias, financiers, associatifs et les lieux de diffusion qui nous ont ouvert leurs portes gracieusement.

Le concours de Graff-ik’Art aura permis d’exposer et de vendre des œuvres d’artistes locaux et régionaux qui avaient peu ou pas du tout de visibilité. Plus de 7000 euros ont été reversés aux gagnants grâce à la vente aux enchères en 2012. Ceux de 2013 ont exposé à la Mapra.

Le festival avait bien démarré avec la customisation d’un magasin de fleurs, des performances live pour la fête des solidarités à Vaulx-en-Velin, des coulisses à la Cité internationale ainsi qu’une rencontre entre des artistes suisses et locaux (Krap – Monsieur S – Chab – Krea – Toner – ERPI – Clashone – Ttone – Natural Graphics – Mite – Anubis – Ted nomad) près de la gare de la Part-Dieu.

Les artistes internationaux ont été accueillis comme ils l’avaient souhaités à l’hôtel « Park‘n’Suite » de la Part-Dieu. Ils disposaient d’un jacuzzi et d’un sauna pour se détendre, avec leurs repas et déplacements entièrement pris en charge.

Nous les avions informés de la situation financière déficitaire de l’association avant qu’ils ne viennent. Ils ont toutefois accepté de participer au festival. Nous ne pouvions honorer leur cachet qu’une fois que leur performance de trois jours serait terminée. Dès leur arrivée à Lyon, ils ont changé le programme prévu (commande de matériel supplémentaire, décision de construire des chassis pour les toiles (alors que ces derniers avaient été enlevés par le fournisseur en amont à leur demande), non-respect de la feuille de route (ils ne se sont pas présentés à l’interview avec France 3, prévue le premier jour à 14h). De plus, ils se sont plaints des restaurants, n’ont pas communiqué sur leur présence dans le cadre du festival, n’ont pas participé à la conférence à Lyon 3 à laquelle ils étaient invités et ont agressé deux étudiants de l’ISCPA qui réalisaient un reportage sur eux.

Suite à cette situation conflictuelle, dès le 2ème jour, notre équipe et nos bénévoles ont refusé de continuer dans ces conditions et leur ont proposé de ne pas peindre les toiles, de tout arrêter et de profiter de leur séjour en tant que spectateur.

Ils ont insisté pour aller jusqu’au bout de l’opération, en prétextant pouvoir patienter le temps que l’on reçoive les subventions pour payer leurs cachets.

Finalement, certains d’entre eux n’auront peint que pendant quelques heures mais réclament un cachet pour trois jours de performance.

Une fois ces artistes partis, les évènements prévus ont repris et le festival s’est bien terminé dans une ambiance détendue.

Notre structure n’aimant pas faire de polémiques et rémunérant tous les artistes qui participent à nos projets, s’est engagée à régler les cachets de ces artistes une fois la subvention versée. Ils sont donc repartis avec les toiles produites à nos frais en menaçant de nous poursuivre en justice si leurs cachets n’étaient pas honorés. N’ayant plus d’œuvres à présenter au public, la résidence in situ fût un échec. Les expositions ont été annulées et aucune recette n’a pu être engrangée.

Aujourd’hui, après nous avoir harcelés (appels téléphoniques en numéro privé incessants, insultes, menaces) pendant des mois, un de ces artistes s’est permis d’appeler nos sponsors et les institutions partenaires, en tenant des propos diffamatoires sur notre structure et notre président afin de nous décrédibiliser. Ces personnes souhaitent nous empêcher de poursuivre nos actions d’intérêt général auprès des jeunes. Non satisfaits de ces calomnies, ils tentent aujourd’hui de détruire notre réputation en exposant leur version des faits à la presse afin de, comme ils l’ont déclaré par mail « détruire FEDEVO ». A aucun moment, nous avons déclaré ne pas vouloir les payer. Cette histoire devait se régler à l’amiable.

Dans cette affaire, des agents administratifs ont divulgué à ces artistes des informations confidentielles sur notre association, sans rapport avec le conflit (subventions publiques de la ville, projets socio-éducatifs et culturels, situation financière, informations relevant de la vie privée).

Nous ne ferons plus les mêmes erreurs :

> organiser un festival sans avoir la totalité du budget en amont
> faire la promotion d’artistes ayant des comportements malveillants aux dépens de la santé financière de notre petite structure
> programmer des artistes sans contrats d’engagement signés
> travailler avec des stars égocentriques n’apportant rien à nos projets car n’étant pas dans une dynamique de transmission.